91 % des parcs de loisirs n’ont aucun outil pour suivre leurs incidents. Le tien non plus ?

Ce que révèle l’Observatoire SPACE 2025 sur la traçabilité des incidents dans les parcs de loisirs français.


C’est le chiffre qui a arrêté net notre lecture du rapport SPACE 2025. 91 %. 91 % des parcs de loisirs en France n’ont aucun logiciel, aucun outil numérique pour assurer la traçabilité de leurs incidents.

L’Observatoire SPACE, la référence sectorielle pour les espaces de loisirs français, a interrogé 131 établissements sur trois vagues d’enquête en 2025. Parcs indoor, plaines de jeux, trampolines, escape games, mais aussi parcs d’aventure et parcs accrobranche. Le résultat est sans appel : la quasi-totalité du secteur gère sa sécurité… à l’ancienne.

Ce n’est pas un jugement. C’est un état des lieux. Et il mérite qu’on s’y attarde.


Ce que « 91 % sans outil numérique » veut dire concrètement

Ça veut dire que quand un incident se produit dans ton parc (une cheville tordue sur un parcours, un choc sur la tyrolienne, une évacuation sur le filet), 9 gérants sur 10 notent l’information quelque part. Sur un carnet. Dans un tableur Excel qui traîne sur l’ordinateur de l’accueil. Sur un bout de papier qu’on retrouve dans le fond d’un tiroir six mois plus tard. Ou pas du tout.

Le même rapport chiffre le résultat : 546 accidents déclarés en 2024 sur 30 établissements enquêtés, soit une moyenne de 18 accidents par établissement et par an. Sur ces 546, 79 ont nécessité un appel aux secours (moyenne : 2,5 par établissement).

Ce sont les chiffres déclarés. Ceux dont les gérants avaient une trace. Combien n’ont pas été consignés faute d’outil ?


Le problème n’est pas l’incident. C’est l’absence de traçabilité.

Dans un parc de loisirs, les incidents font partie du métier. Une entorse, un bobo, une évacuation : c’est la réalité de 13 millions de visiteurs qui fréquentent chaque année les espaces de loisirs français. Le vrai problème, c’est de ne pas savoir où, quand, sur quel atelier, dans quelles conditions.

Sans données, tu ne peux pas :

  • Identifier un équipement qui génère plus de chutes que les autres
  • Détecter un signal faible avant qu’il devienne un accident grave
  • Prouver à un vérificateur externe (J&S, STRM, assurance) que tu suis rigoureusement tes incidents
  • Défendre ta gestion en cas de contentieux

Le carnet papier, lui, ne te donne rien de tout ça. Il te donne juste une liste.


« Pas d’exercices de sécurité » : l’autre chiffre qui dérange

91 %, c’est la stat sur les outils. Mais le rapport SPACE en livre d’autres, tout aussi significatives.

25 % des établissements ne réalisent aucun exercice de sécurité dans l’année. Zéro. Pas un seul drill d’évacuation, pas une simulation. Pour un secteur ERP qui accueille des familles avec enfants, c’est beaucoup.

53 % n’ont pas de responsable sécurité dédié. Ce qui ne veut pas dire que personne ne gère, mais que ça repose souvent sur le gérant lui-même, en plus de tout le reste.

Ces chiffres racontent la même histoire : dans la plupart des parcs de loisirs, la sécurité est gérée avec sérieux et bonne volonté, mais sans infrastructure. Sans système. Sans données.

Et quand il n’y a pas de système, c’est la mémoire des gens qui supplée. Celle d’un saisonnier parti l’automne dernier. Celle d’un chef d’équipe qui se souvient « vaguement » qu’il y a eu un souci sur le parcours bleu en juin.


La traçabilité des incidents dans les parcs de loisirs : ce que ça change concrètement

On ne parle pas d’un logiciel complexe à déployer ou d’une formation de trois jours. On parle de pointer ton téléphone vers un QR code et de renseigner ce qui s’est passé, en 30 secondes, depuis le parcours, même sans connexion.

Voilà ce que ça change :

Tu as une timeline claire. Chaque incident, chaque bobologie, chaque évacuation : daté, localisé, contextualisé. Pas dans ta tête. Dans le système.

Tu repères les tendances. Si l’atelier 4 génère trois fois plus de chocs que les autres, tu le sais en deux clics. Tu adaptes ta maintenance. Tu formes ton staff.

Tu es prêt pour les contrôles. Quand le vérificateur externe arrive, tu ne cherches pas dans tes classeurs. Tu affiches. Tu imprimes. Tu montres.

Tu protèges ton activité. En cas de contentieux, la traçabilité est ta meilleure défense. Un incident non documenté peut coûter infiniment plus cher qu’un outil de suivi.


Pourquoi ça s’applique à tous les types de parcs

L’Observatoire SPACE enquête sur les loisirs indoor (plaines de jeux, trampolines, laser games). Mais les enjeux de traçabilité sont identiques, sinon plus stricts, dans les parcs outdoor.

Parcs accrobranche et parcs d’aventure : les vérificateurs J&S et STRM ont des exigences précises sur la documentation des incidents. Un registre à jour, structuré, consultable est attendu.

Parcs d’attractions : les équipements mécaniques impliquent des obligations de maintenance et de suivi des incidents sur chaque atelier. La traçabilité n’est pas optionnelle.

Parcs aquatiques : incidents, évacuations, chocs. La diversité des zones (bassins, toboggans, pataugeoires) rend le suivi encore plus complexe sans outil adapté.

Parcs indoor : le rapport SPACE le confirme, 91 % gèrent sans outil. Le gap est là, identifié, documenté.

Le point commun de tous ces établissements : un volume d’incidents annuels trop important pour s’en remettre à la mémoire et au papier. Et un risque administratif et juridique qui grandit à chaque incident non tracé.


Et Parc Pilote dans tout ça ?

Le module Bobologie de Parc Pilote a été conçu pour exactement ce problème. Depuis ton téléphone. En mode offline (la connexion revient quand tu rentres à l’accueil). En moins de 30 secondes par incident.

Chaque évacuation, chaque choc, chaque bobologie est enregistrée avec l’heure, le lieu, les circonstances. Les données s’agrègent. Tu vois les tendances. Tu adaptes ta maintenance. Tu arrives préparé à chaque contrôle.

50 parcs équipés cette saison. Setup en 2h chrono.

Et pour les parcs multi-activités (accrobranche + indoor, aventure + mini-golf, parc aquatique + espace jeux) : l’outil couvre l’ensemble des ateliers et des zones. Une seule interface, tous tes espaces.


En résumé

91 % des parcs de loisirs en France n’ont pas de système numérique pour suivre leurs incidents. Ce n’est pas une critique : c’est une réalité documentée par la référence sectorielle.

La bonne nouvelle : c’est exactement le type de problème qu’on peut résoudre en 2h.

Si tu veux voir à quoi ça ressemble concrètement dans un parc comme le tien :

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Sources : Observatoire SPACE 2025 — Association Française des Espaces de Loisirs Indoor. 131 réponses cumulées sur 3 vagues d’enquête, mai 2026.